En entrevue : Félix Lamy, notre représentant canadien à l’Académie d’ingénierie Infiniti était de passage à Montréal

Félix Lamy au SIAM 2017.

Récipiendaire du concours organisé par le constructeur Infiniti et l’écurie Renault Sport Formula OneTM Team à l’été 2016, Félix Lamy, un étudiant de l’Université McGill, était de retour dans la Belle Province à l’occasion du Salon Internationale de l’Auto de Montréal.

L’Académie d’Ingénierie Infiniti, déjà à sa troisième année d’existence à l’échelle mondiale, en était à sa première édition canadienne au mois de juin 2016, Lamy étant le premier représentant de la feuille d’érable à prendre part à cette incroyable opportunité offerte à sept participants provenant des États-Unis, du Mexique, de l’Europe, de la Russie, de la Chine et de la région du Pacifique ainsi que des Émirats Arabes Unis.

Nous avons rencontré notre représentant canadien au Infiniti Engineering Academy, question de voir comment se passait son expérience au Royaume-Uni depuis qu’il a déménagé là-bas au mois de novembre dernier.

Félix Lamy au quartier général de Renault Sport Formula One.

À l’écouter, son adaptation s’est bien déroulée jusqu’ici, et ce, malgré les exigences élevées de cette division dédiée à l’échelon le plus élevé du sport motorisé au monde. Tout le monde travaille très fort là-bas, ce qui est idéal pour un stagiaire en plein apprentissage. Les attentes sont élevées et les responsabilités et les dates de tombées sont bien réelles.

Jusqu’ici, Félix a été appelé à œuvrer au niveau du design des pièces en composite, un département qu’il affectionne particulièrement puisque cette branche de l’écurie lui permet d’en apprendre énormément sur la voiture et le fonctionnement d’une écurie de F1. La flexibilité du monde de la F1 a également été abordée durant ce court entretien, notre principal intéressé étant appelé à réagir rapidement selon la situation ou l’embuche rencontrée au développement d’une composante du bolide ou de toute autre pièce spécifique.

Félix Lamy au travail.

Il m’a aussi expliqué les bienfaits derrière ce programme de L’Infiniti Engineering Academy, l’apport de tous ces nouveaux ingénieurs provenant de partout sur le globe amenant un nouveau regard à l’écurie Renault Sport.

La deuxième portion de son stage – les six derniers mois de cette année passée en Angleterre – qui se déroulera au centre technique européen d’Infiniti va offrir encore plus de possibilités à l’étudiant de l’Université McGill. Selon lui, les technologies assimilées au centre Renault Sport peuvent se transposer du côté des voitures grand public de la marque de luxe, les synergies entre le monde de la F1 et celui des véhicules étant de plus en plus claires.

Félix Lamy ne s’en cache pas, ce rêve d’enfance qu’il est en train de réaliser, soit de travailler pour une équipe de haut niveau en sport motorisé, il a débuté bien avant cette année, alors qu’il était impliqué à un niveau plus bas du sport, en Formule 1600, en tant que mécanicien. À son avis, cet intérêt pour la course automobile est essentiel pour entrer, mais également pour continuer dans ce domaine. Tous les ingénieurs de F1 ont débuté à un niveau inférieur.

Bien qu’il adore cette expérience au sein d’une écurie de pointe, Félix préfère élargir ses horizons en n’écartant pas d’autres avenues de l’industrie automobile qui l’intéressent également comme la conduite autonome, la connectivité entre les véhicules et même les énergies de propulsion alternative, pour ne nommer que celles-là.

À mon indomptable réticence face aux voitures autonomes, Félix a su me convaincre de ne pas résister à l’innovation, de continuer à avancer pour améliorer nos moyens de transport en général. « On se doit d’améliorer la sécurité des véhicules en général », a-t-il ajouté. D’ailleurs, il est convaincu que les puristes qui apprécient le sport motorisé ou la conduite dynamique en général, il y en aura toujours et que le sport motorisé va survivre au fil des années, malgré l’arrivée de la conduite automatisée.

Félix Lamy au SIAM 2017.

L’ingénieur en devenir de la région de Gatineau se trouve bien chanceux d’avoir abouti à l’Académie d’Ingénierie Infiniti et même s’il entend poursuivre plus loin son rêve de travailler en F1, il m’a tout de même confirmé qu’il ne détestait pas d’autres disciplines comme le rallye ou la course d’endurance par exemple.

« En tant qu’ingénieur, ce que tu veux, c’est de travailler pour une équipe super dynamique, avoir un défi et d’avoir un bon budget pour le réaliser », cette affirmation résumant bien son enthousiasme.

Et même si ce sujet concerne une écurie concurrente, j’ai tout de même interrogé notre principal intéressé sur le retour dans le grand cirque d’un pilote québécois, Lance Stroll qui effectuera ses premiers tours de roues en F1 pour l’écurie Williams plus tard cette année. Sans surprise, Félix m’a souligné qu’il avait hâte de le voir au sein d’une écurie qui a bien évolué au fil des dernières saisons.

Félix Lamy sera de retour au travail dans les prochains jours et gageons qu’il ne chômera pas d’ici la fin de son stage à l’automne prochain.

 

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Vincent Aubé

Vincent Aubé

Vincent Aubé va bientôt célébrer sa dixième année en tant que chroniqueur automobile. Ayant étudié en journalisme à l’Université de Montréal, il a décidé de joindre l’utile à l’agréable en consacrant sa carrière à couvrir tout ce qui a quatre roues et un volant.