Pneus quatre saisons vs pneus d’hiver : les avantages et désavantages de chaque option

Pneus hiver 2

Même si la majorité des régions du Québec ont connu un mois de septembre exceptionnellement beau et chaud, le fait demeure que l’hiver approche à grands pas. Cela signifie qu’il est temps de songer à préparer son véhicule pour l’hiver, et par le fait même de penser aux pneus qui nous permettront de naviguer les routes glacées et enneigées en toute sécurité.

Pour les automobilistes du Québec, il est obligatoire depuis 2007 d’équiper son véhicule de pneus adaptés à la saison froide. Depuis 204, ces pneus sont identifiés par un pictogramme montrant une montagne avec un flocon de neige au centre. Entre le 15 décembre et le 15 mars, seul un ensemble de pneus avec ce pictogramme peut être installé sur un véhicule immatriculé au Québec.

Pneus hiver pictogramme

Nous serions alors portés à croire que tous les pneus affichant ce fameux pictogramme sont des pneus « d’hiver », mais ce n’est pas tout à fait vrai. Oui, tous les pneus affichant la montagne et le flocon répondent aux normes de Transports Canada pour une utilisation hivernale, mais certains sont considérés comme étant des pneus quatre saisons, ou toutes saisons.

Ces pneus sont légaux sur nos routes en hiver, mais leurs performances répondent aux normes minimales de traction et elles sont ainsi bien en dessous d’un pneu d’hiver traditionnel. Les pneus quatre saisons sont en fait conçus pour être utilisés à longueur d’année, comme leur nom l’indique. Cela veut dire qu’ils performent correctement, peu importe la saison, mais ils ne sont pas optimisés pour des conditions particulières.

Certains se demanderont alors pourquoi, s’ils ne performent qu’aux standards minimaux, les pneus quatre saisons devraient être considérés comme étant une option. En réalité, tout est une question de besoins.

Les pneus quatre saisons : plus simple et plus abordable

 

Pneus quatre saisons

Les pneus quatre saisons peuvent demeurer sur notre véhicule à longueur d’année, et il s’agit donc d’une option plus simple pour ceux et celles qui ne veulent pas se soucier de prendre un rendez-vous pour changer leurs pneus deux fois par année. Il s’agit également d’une option plus économique puisque nous n’achetons qu’un ensemble de pneus et non deux.

Cela dit, il faut répéter que les pneus toutes saisons n’offrent pas la même adhérence et les mêmes performances, que ce soit l’été ou l’hiver. C’est surtout quand la neige et la glace recouvrent nos routes que l’on remarque la différence. Les distances de freinage seront plus longues qu’avec un pneu d’hiver, et l’adhérence en virage n’est pas la même non plus.

Il faut donc prendre le temps de bien analyser nos besoins. Si nous demeurons dans un endroit où il neige beaucoup et que les routes ne sont pas toujours bien déblayées, le pneu quatre saisons peut faire l’affaire. C’est également vrai si nous n’utilisons pas beaucoup notre véhicule, ou que nous avons accès à d’autres moyens de transport si une tempête fait rage à l’extérieur.

Le pneu d’hiver : l’option la plus efficace

 

Pneus hiver 1

Si nous devons avoir recours à notre véhicule fréquemment en hiver, ou que nous vivons en campagne où il faut souvent affronter des conditions hivernales difficiles, ou encore que nous voulions obtenir un maximum d’adhérence et de performances en toutes situations, le pneu d’hiver est le choix à privilégier.

Sa gomme maintient sa souplesse même lorsqu’il fait très froid ce qui assure une meilleure traction, et sa surface est conçue pour évacuer la neige et s’agripper à la glace.

En conclusion, le pneu quatre saisons peut être intéressant dans certaines circonstances, mais en général le pneu d’hiver est la meilleure option pour passer l’hiver en toute sécurité.

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Charles Jolicoeur
Charles Jolicoeur est cofondateur et rédacteur en chef de NetMédia 360 qui inclut les sites EcoloAuto.com et LuxuryCarMagazine.com. Il lança le premier site du réseau, EcoloAuto, alors qu’il terminait sa maitrise en comptabilité en 2011. À la fin de ses études, il renonce à la comptabilité et poursuit le développement de sa carrière de chroniqueur automobile. Il contribue également avec le Huffington Post Québec et Affaires de Gars.